Appel à communications - Journée d'études des doctorants AFHMT- TRAVAIL ET GENRE

Publié le 19 décembre 2016 Mis à jour le 9 janvier 2017

Date limite de candidature : 20 février 2017

Une journée d'étude des doctorant-e-s de l'Association Française d'Histoire des Mondes du Travail (AFHMT) se tiendra à Paris le samedi 29 avril 2017, au Centre d'Histoire Sociale de l'Université Paris 1, rue Malher.

Cette journée d'étude offre aux doctorants l'occasion de présenter leurs travaux dans un espace propice aux échanges intellectuels et à la réflexion collective autour d'une thématique transversale à l'ensemble des périodes historiques.
Cette année, les problématiques qui relient le travail et le genre ont été retenues. Chaque intervention sera discutée par des professeurs invités pour l'occasion (les textes devront être transmis une semaine avant aux organisateurs qui se chargeront de les faire parvenir aux discutants).

Les propositions de communications (moins de 5000 signes) sont à envoyer avant le 20 février 2017 à Eliane Le Port (eliane.leport@wanadoo.fr), Guillaume Roubaud- Quashie (groubaudquashie@gmail.com) et Amandine Tabutaud ( amandine.tabutaud@orange.fr).

Les communications orales devront durer une vingtaine de minutes.

Appel à communication :

Pour son rendez- vous annuel, l'AFHMT propose d'interroger les mondes du travail au prisme du genre.
Défini à la fois comme un élément constitutif des rapports sociaux fondés sur les dif- férences entre les sexes, et une façon première de signifier des rapports de pouvoir 1, le genre, catégorie d'analyse désormais installée dans la recherche 2, a contribué au renouvellement de l'histoire du travail en général et de l'histoire ouvrière en particulier3.

En s'intéressant à la division sociale et sexuée du travail, on pourra questionner les normes de genre et les manières dont elles modèlent les milieux professionnels. Les études pourront porter sur les relations au travail, qu'elles soient formelles ou informelles entre des travailleurs aux positions hiérarchiques distinctes ou bien entre des subalternes et leur direction.

Les questionnements sur les identités et les représentations élaborées au travail pour- ront être envisagés et confrontés aux pratiques et aux expériences des travailleurs.

Le genre invite également à repenser la distinction masculin/ féminin et à en revisiter ses nombreuses problématiques ( inégalités professionnelles, mobilités professionnelles, mobilisations sociales...)

Aussi, les approches intersectionnelles seront bienvenues dans la perspective d'une journée voulant mêler mondes du travail et genre et ne pouvant se faire sourde à une histoire sociale toute d'enchevêtrements.

Enfin, si l'assignation genrée aux métiers est très répandue dans sa dimension féminine 4, en terme de qualifications, de rémunérations ou encore de perspectives d'évolution de carrière, on ne peut faire l'impasse sur la masculinité, qu'il s'agira d'appréhender dans ses pratiques et dans ses crises 5.

Dans l'esprit qui a présidé aux journées d'études précédentes, nous souhaitons donner à voir un ensemble de travaux, dont les spectres chronologiques et thématiques sont volontairement ouverts, qui reflètent la diversité des situations professionnelles.

1 Joan W. Scott, « Genre : une catégorie utile d'analyse historique », Cahiers du GRIF, 1988, n° 37-38, p. 125-153.
2 Le Travail du genre : les sciences sociales du travail à l'épreuve des différences de sexe, (dir.) Jacqueline Laufer, Catherine Marry, Margaret Maruani, La Découverte: MAGE, Paris, 2003.
3 Xavier Vigna, Michelle Zancarini-Fournel (dir.), « Ouvrières, ouvriers », Clio. Femmes, genre, histoire, n°38, 2013.
4 Christian Chevandier, Infirmières parisiennes 1900-1950 : émergence d'une profession, Publications de la Sorbonne, Paris, 2011.
5 Michel Pigenet, « À propos des représentations et des rapports sociaux sexués : identité professionnelle et masculinité chez les dockers français ( XIXe - XXe siècles) », Le Mouvement Social, n°198, 2002, p. 55-74.

Mis à jour le 09 janvier 2017